Poubelles - Et si on remettait la vérité au centre du village ?
- podensac2026
- 14 nov. 2025
- 4 min de lecture

L’opposition postait sur les réseaux sociaux il y a quelques semaines une publication : « Remettons les poubelles au centre du village ! »
Le sujet mérite en effet d’être débattu avec sérieux, car il touche directement le pouvoir d’achat des habitants. Mais il mérite aussi d’être traité avec rigueur.
Contrairement à ce que Denis Pernin laisse entendre, le débat ne s’est pas limité au vote d’avril 2025 fixant le taux.
D. Pernin écrit : « le bureau communautaire, … l’instance … qui a seule décidé et conduit à cette situation, ... » FAUX !
Dans la délibération du 12 juin, une ligne rappelle que ce sujet a été travaillé en conférence des Maires et qu’il y a eu une validation à l’unanimité du dispositif par les maires présents.
(Accéder et lire la délibération complète en cliquant sur l'image)
La vraie décision politique, celle qui engageait l’avenir du service et la fiscalité des ménages, a eu lieu le 12 juin 2024, lorsque le transf
ert de compétence au SEMOCTOM(1) et le principe d’une fiscalisation par la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM) ont été votés.
Ce jour-là :
Je me suis clairement opposé à cette orientation, en votant contre estimant qu’elle créerait une injustice fiscale pour nos administrés.
M. Pernin, lui, s’est abstenu, choisissant de ne pas se prononcer sur un dossier qu’il critique aujourd’hui avec vigueur.
(Accéder et lire la délibération complète en cliquant sur l'image)
D. Pernin écrit : « Le 12 juin 2024, le conseil communautaire a voté le transfert … . Ne disposant pas d’éléments suffisants sur les conséquences concrètes de cette décision, je m’étais abstenu. » Faux !
La délibération du 12 juin 2024, loin d’être prise à la légère, comportait trois pages d’explications détaillées sur le contexte et les perspectives du transfert.
Il y était notamment précisé que « l’étude menée par un cabinet conseil prévoit que le taux de TEOM est estimé à 14,28 % pour garantir l’équilibre d’exploitation du budget ».
Mieux encore, la note de synthèse mentionnait explicitement qu’en annexe figuraient « différentes estimations relatives au passage à la TEOM, notamment en termes de recettes pour la collectivité, d’impact pour les usagers selon leur régime actuel et de comparaison avec les territoires voisins du département » .
Autrement dit, chacun disposait de tous les éléments nécessaires pour se prononcer en connaissance de cause. Il est donc pour le moins surprenant que M. Pernin ait choisi de s’abstenir à ce moment-là, avant de dénoncer aujourd’hui les conséquences d’une décision qu’il n’a pas eu le courage de refuser.
Quant au vote d’avril 2025, il faut rappeler que le combat contre l’application de la taxe était déjà perdu : la compétence avait été transférée et le mode de financement par la TEOM entériné depuis juin 2024.
(Accéder et lire la délibération complète en cliquant sur l'image)
Le taux de 12,35 % voté en conseil communautaire le 09 avril 2025, ne relevait plus d’un choix politique, mais de l’application de l’appel de fonds du SEMOCTOM, correspondant au montant nécessaire pour financer la collecte et le traitement des déchets de l’année en cours sur notre territoire.
Voter “contre” à ce stade aurait été un geste purement irresponsable, sans effet sur le montant réellement dû par la communauté, mais avec un risque concret : celui de bloquer la prestation de ramassage et de compromettre le service rendu aux habitants.
C’est un peu comme une facture d’électricité : on peut contester le tarif au moment où il augmente, mais une fois que le service est consommé, il faut bien payer la facture, sinon le fournisseur coupe le courant !
En avril 2025, c’était la même chose : le SEMOCTOM avait engagé le service, et il fallait honorer la facture.
D. Pernin écrit : « J’ai rappelé qu’un taux plus raisonnable, autour de 7 %, comme à Bordeaux, aurait suffi à équilibrer le service, sans faire peser une telle charge sur les propriétaires. » FAUX !
Aucune prise de parole de sa part n’a été enregistrée dans le procès-verbal de la séance concernée. Ceux qui ont participé à ce conseil communautaire s’en souviendront : M. Pernin n’est pas intervenu durant le débat. Il est donc pour le moins étonnant de le voir aujourd’hui expliquer, a posteriori, ce qu’il n’a jamais exprimé lorsqu’il en avait l’occasion. Lien vers la délib complète
La vraie question politique, elle, s’est jouée en juin 2024, et c’est là que nous nous sommes mobilisés, contrairement à M. Pernin, qui a préféré s’abstenir.
J’entends également les propositions avancées par M. Pernin : ramener le taux à 7 % ou revenir à l’ancien système dit “rive gauche”. Ces idées peuvent paraître séduisantes, mais elles ne reposent sur aucune base réelle.
Le taux de 12,35 % correspond à l’appel de fonds calculé par le SEMOCTOM pour financer l’ensemble du service public de collecte et de traitement des déchets. Ramener ce taux à 7 % reviendrait à diviser par presque deux le budget du service, donc à réduire les tournées, fermer des déchèteries ou licencier du personnel, ce qu’aucune collectivité responsable ne souhaite.
Quant à un retour au système de redevance incitative, il est juridiquement et administrativement impossible tant que la compétence est transférée à un syndicat intercommunal unique comme le SEMOCTOM, qui a harmonisé son mode de financement sur l’ensemble de son périmètre. Parler d’un retour en arrière, c’est donc entretenir une illusion et faire croire aux habitants que des solutions simples existent, alors que la réalité est bien plus complexe.
Depuis, je continue à défendre une position constante : un service public de qualité, financé de manière juste et incitatif, en lien avec les efforts de tri des habitants. C’est ce que je porte, au bureau communautaire, avec la même constance et la même transparence.
Les Podensacais méritent un débat honnête, pas une réécriture des votes.
Les questions liées aux services du Semoctom, c'est ici.
Les questions liées à la TEOM, c'est ici.
(1) Le SEMOCTOM est le Syndicat de l’Entre-deux-Mers-Ouest pour la Collecte et le Traitement des Ordures Ménagères. Il s’agit d’un établissement public (syndicat mixte intercommunal de collecte et de traitement des déchets ménagers et assimilés). Le SEMOCTOM dessert 98 communes et 138 000 habitants (en 2025). Le SEMOCTOM exerce une mission de service public de prévention, collecte, valorisation et traitement des déchets ménagers et assimilés sur son territoire.






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